Atelier BIO ART > KUI ZIN
Ce projet développe un dispositif de recherche-création et de production
artistique fondé sur l’expérimentation de matériaux artistiques
biosourcés issus du vivant, dans un contexte de transition écologique
des pratiques culturelles. Il explore des modes de production artistique
territorialisés en croisant pratiques artistiques, savoirs scientifiques et
ressources locales.
Le travail s’appuie sur la transformation de matières végétales,
microbiologiques et organiques en matériaux artistiques, tels que les
encres naturelles, le papier bactérien ou les supports mycélium. Il
interroge la matérialité des images à l’ère des technologies génératives,
en réaffirmant le rôle de la matière, du geste et du temps dans la création
contemporaine.
Le projet se développe au sein de l’écosystème agroécologique du 100e
Singe et de l’atelier KUIZIN, espace hybride dédié à l’expérimentation
artistique low-tech, collaborative et ancrée dans le territoire. Sur trois
ans, il vise à structurer un dispositif articulant recherche, production
artistique et transmission, contribuant au développement de formes de
création écologiquement soutenables et à l’émergence d’une économie
culturelle durable à l’échelle territoriale.
Dans le contexte actuel de transition écologique des pratiques
culturelles, le secteur des arts visuels reste encore largement dépendant
de matériaux issus de la pétrochimie et de chaînes de production
globalisées, soulevant des enjeux environnementaux, économiques et
symboliques. Parallèlement, l’essor des technologies numériques et des
images génératives interroge la place de la matérialité dans la création
contemporaine, en réaffirmant l’importance du geste, de la matière et du
temps dans les processus artistiques. Depuis plus de dix ans, je
développe cette recherche artistique à travers l’expérimentation de
matériaux vivants, la transformation de matières issues du territoire et
des collaborations entre art, sciences et acteurs territoriaux.
Face à ces enjeux, le développement de modes de production artistique
biosourcés apparaît aujourd’hui comme une voie de transformation des
pratiques culturelles, nécessitant la mise en place de conditions
techniques adaptées permettant de structurer ces recherches dans un
cadre de production, de recherche et de transmission. Cette approche
invite à repenser les relations entre création artistique, milieux vivants et
territoires, en développant des pratiques situées, attentives aux cycles
naturels, aux interdépendances entre humains et non-humains, et aux
dynamiques écologiques et sociales propres à chaque territoire.
Merci au 100e singe