Dans le cadre d'une résidence au Quai des Savoirs, Toulouse 2026
Cette résidence au Quai des Savoirs vise à développer un photomaton low-tech inspiré du physionotrace, permettant de créer des portraits à partir de lumière et de pigments végétaux et bactériens. Le projet explore la notion d’holobionte en proposant des images co-produites par humain·es, plantes et micro-organismes. À travers une installation participative et évolutive, il s’agit d’expérimenter une écologie des images, lente, sensible et ancrée dans le vivant.
La résidence permettra de tester le dispositif, d’impliquer les publics et d’approfondir les collaborations art-science.
Techniques utilisées
Le cyanotype pour valider le dispositif : Très utilisé par Anna Atkins (1799–1871), botaniste et pionnière de la photographie, elle réalise les premiers livres illustrés par cyanotype.
À la croisée de l’art et de la science, ses images d’algues révèlent une pratique expérimentale et matérielle, fondée sur la lumière et le vivant.
Les anthotypes à la spiruline et au chlorelle pour convoquer les micro organismes autour de nous. Cette technique explorée au XIXe siècle par John Herschel et Mary Somerville, utilisent des pigments végétaux photosensibles qui se décolorent à la lumière pour révéler une image.
Ce procédé lent et fragile inscrit la création d’image dans une relation directe au vivant, entre expérimentation scientifique et geste poétique.
La dernière étape du dispositif explore la culture de pigments bactériens issus de micro-organismes que nous côtoyons quotidiennement. Ce développement est en cours.
Merci aux équipes du Quai des Savoirs de Toulouse