Diane

jamais seul·e

Le paysage de nos microbiotes

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Jamais seul.e

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Comment représenter le Vivant autour de nous, à travers nous et en nous ?


Jamais seul·e explore les représentations du vivant invisible à travers les phénomènes de fermentation, les microbiomes alimentaires et les relations entre humains et micro-organismes. Initié en 2024 lors d’une résidence à l’ENSFEA autour des lactofermentations et du levain, le projet s’est ensuite développé lors d’une résidence à Villefranche-de-Rouergue avec Le Festin des Invisibles, présenté aussi au Kiwi à Ramonville. Aujourd’hui, le projet se poursuit à travers une recherche appliquée autour des micro-organismes du pain, en collaboration avec le Pain des Clotasses, et autour des cuves de fermentation utilisées pour la production d’indigo en collaboration avec Marc André Selosse du Muséum d’Histoire Naturelle. Le projet articule recherche artistique, observation scientifique et expérimentation matière, en considérant les micro-organismes comme des acteurs à part entière des processus de transformation. A gauche : Teinture à l'indigo de pastel, motifs réalisés par du levain afin de représenter les micro-organismes du levain. A droite : sérigraphie artisanale à l'encre d'indigo représentant les pieds de pastel en culture dans mon ancien atelier Collectif La Maison. Au printemps 2026, les cultures seront faites au tiers lieu du 100e Singe avec un accompagnement technique. Le projet propose de déplacer le regard, du vivant visible vers les dynamiques invisibles qui rendent possible toute transformation biologique, alimentaire ou matérielle. Il participe également à une réflexion sur les savoir-faire traditionnels (panification, fermentation, teinture végétale) comme espaces de collaboration inter-espèces et de transmission de connaissances écologiques situées. La fermentation constitue alors une métaphore des transformations contemporaines : un processus lent, collectif et souvent invisible, où des interactions multiples entre organismes, milieux et cultures produisent des mutations profondes et durables.

Je cultive et fabrique mes propres pigments issus des lieux où je réside, où je travaille, où j’expose. Les pigments proviennent de minéraux, de végétaux, de champignons mais aussi de bactéries. Celles qui me nourrissent et que je nourris ! Ces nouvelles relations de diplomatie avec le vivant instaurent de nouvelles pratiques artistiques reliées à la notion de symbiose esthétique.

Contact

diane.trouillet[at]hotmail.fr
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